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"Picaoudou",
comme on dit en langue d'oc, sait
offrir un cur tendre, un goût
à la fois franc et subtil
qui cache une note de noisette.
Sous la forme d'un joli palet de
5 à 7 cm de diamètre
et de 1,8 à 2,5 de haut,
le Picocon dévoilent une
pâte blanche ou jaune.
Au cours de la période d'affinage,
il se couvre d'une croûte
fleurie à la couleur bleue
et blanche. Sa texture fine, régulière
et souple, peut apparaître
agréablement cassante après
un affinage prolongé.
Avec ses 45 % de matière
grasse minimum, le Picodon révèle
toute la générosité
de sa terre natale.
es
origines remontent au 14e siècle,
les premières traces écrites
se trouvent à Dieulefit,
Valréas, St Félicien,
Tournon.
Au 16e siècle, Ronsard le
dégusta au château
de Tournon.
Au 18e siècle on le retrouve
dans les redevances en nature de
la plupart des baux fermiers.
Le 19e siècle lui donne la
notoriété; en codifie
les qualités gustatives et
les méthodes de fabrication;
lui donnant un rôle économique
important (voir le train du Picodon
dans les années 1890 entre
Dieulefit et Montélimar).
La production était familiale
et donnait lieu à une commercialisation
des excédents. De nos jours
la tradition est perpétuée
par les transformateurs, les affineurs
et les producteurs fermiers. Le
mot Picodon vient de l'occitan pichot
(petit) dont l'orthographe varie
selon les époques et les
lieux : Picaudou, Picaïdon,
Picaudon...
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